En marge de l’exposition organisée jusqu'au 03/01/2010 au Botanique, le Musée Charlier a décidé, vu son succès, de prolonger Controverses jusqu'au 12/02/2010 ! Un parcours-découverte parmi les oeuvres qui, si elles sont aujourd’hui considérées comme des « classiques », ont véritablement provoqué un scandale lors de leur création à la fin du 19e s.
[ Paysage à Fosset ]
F.Khnopff, huile sur toile, 17 x 20
Coll. Musée Charlier
Photographe: Pascal Vandenbranden.
[ Paysage d'hiver ]
L. Crépin,
huile sur toile, 59 x 39
Coll. Musée Charlier
Photographe: Musée Charlier.
[ Automne ]
V. Gilsoul,
huile sur toile, 56 x 71
Coll. Musée Charlier
Photographe: Hervé goffin.
[ Les roses ]
H. Boulenger,
huile sur toile, 112 x 85,5
Coll. Musée Charlier
Photographe: Pascal Vandenbranden.
Exposition : Paysage et nature
La découverte de la nature et du paysage est à la base de l'art moderne en Europe.
Dans la peinture des paysages du dix-huitième siècle, les éléments narratifs prédominent la représentation réaliste de la nature. Le paysage classique est tout à fait conventionnel: il est réalisé en atelier sur base de dessins académiques et obéit à une composition strictement prévisible. Jusqu'au début du dix-neuvième siècle, l'observation de la nature est scientifique et topographique, et non artistique. Les études de nuages de William Turner se situent dans cette tradition, même John Constable développe une approche scientifique de sa peinture du paysage et se réfère à Hobbema et Van Ruysdael. Pour les romantiques comme Caspar Friedrich au contraire, les phénomènes naturels sont le reflet des sentiments humains. D'autres, comme Géricault, se concentrent sur les couleurs et les dynamiques, en oubliant la ligne et le contour du dessin classique.
Peu après la présentation de "Charrette à foin" de Constable à Paris en 1824, Corot, Millet, Daubigny et Rousseau parcourent la forêt de Fontainebleau pour y peindre en plein air. L' école de Barbizon est née et, dans un court laps de temps, partout en Europe rurale des colonies d'artistes apparaissent.
Chez nous, les plein-airistes se retrouvent à Tervueren, Kalmthout, Wechelderzande, Genk, Anseremme et à la mer du Nord. A partir du milieu du 19e siècle, grâce à l'invention des petits tubes de couleur et des chevalets légers, les artistes ont la possibilité de peindre des toiles en plein air.
La découverte de l'atmosphère et de la lumière, les vues panoramiques et les phénomènes de la nature aboutissent finalement à l'impressionnisme, au pointillisme et au luminisme. Parallèlement, les artistes (re)découvrent l'homme dans la nature, le paysan, et, un peu plus tard, le prolétariat : le réalisme et le réalisme social sont tributaires du nouveau sentiment de la nature.
Vous découvrirez dans cette exposition un siècle de paysages de notre collection : le plein-airiste et visiteur de Barbizon Théodore Fourmois, Boulenger, Asselbergs de l'école de Tervueren et leurs proches Degreef et Crépin, Baron, Huberti, Heymans et Courtens de l'école des gris de Termonde et Kalmthout. Cette génération échange des idées esthétiques au sein de la Société Libre des Beaux -Arts et travaille dans plusieurs lieux campagnards.
Après la maîtrise descriptive et fidèle des bois, des troncs d'arbres, des étangs, des champs et des effets des saisons, les artistes commencent à expérimenter. L'anecdotique devient moins important et, à la recherche des effets de lumière, Vogels, Ensor, Van Strydonck, Pantazis et Verheyden - tous membres du groupe "des XX" - développent un impressionnisme autochtone.
Nous n'avons pas oublié Wytsman et Gilsoul, ni l'école bruxelloise avec Van Damme-Sylva, François et Bastien.
Des horizons artistiques sont explorés dans des marines et vues des villes. Non seulement la mer agitée mais aussi les dunes (Ensor, Pion) et la vie à la plage attirent des peintres. La perspective d'oiseau chez Wauters perd sa profondeur dans les panoramas de villes de Crépin, pour disparaître tout à fait chez Frison. Les vues urbaines sont multiples : pittoresques (Bossuet), réalistes (Wauters), atmosphériques (Martel), naïves (Rousseaux)... La lumière du sud séduit Leduc, élève de Coosemans, aux splendides vues postimpressionnistes, Lemaître se livre à une explosion de couleurs et Bisschops à un tachisme expressif.
L' évolution artistique déclenchée par la découverte de la nature dépasse le cadre d' un genre ou d'une technique. Les plus belles natures mortes de Boulenger, Boch et Ensor et des estampes de Lamorinière, Guiette, Verstraete et Frison occuperont aussi une place de choix dans nos salons, à côté des paysages.
[ Vase de fleurs ]
Anna Boch
huile sur toile, 83 x 61
Musée Charlier
Photographe: Pascal Vandenbranden.
[ Tendresse ]
Guillaume Charlier, marbre blanc, 56 x 70 x 78
Musée Charlier
Photographe: Pascal Vandenbranden.
L'exposition "les sens au féminin" ♀
Dans le cadre de la journée de la femme, le Musée Charlier expose une série d'oeuvres consacrées à la femme.
Auguste Oleffe, Guillaume Van Strydonck, Léon Frédéric, Edouard Agneessens et, bien évidemment, le sculpteur Guillaume Charlier ont créé leur propre univers féminin. Ils fréquentaient le collectionneur d'art Henri Van Cutsem. Beaucoup de jeunes artistes ont pu développer une carrière professionnelle grâce à son soutien financier. Une étude approfondie de ce milieu est en cours.
Une soixantaine d'oeuvres choisies - toiles, sculptures et gravures - occuperont donc dès le 9 mars jusqu'au 15 juin 2007 les salons de notre musée.
Parmi les portraits de femme, nous pourrons apprécier: l'approche classique chez Wauters et Wiertz, psychologique chez Gouweloos ou libérée des conventions chez Abeloos.
Soulignons le contraste entre les splendeurs de l'orientalisme et les femmes laborieuses de Frédéric et Pion, ainsi qu'entre la sensualité d'une épaule nue chez Agneesens ou d'une femme fatale, langoureuse et la pesante réalité chez Oleffe et Laermans.
Une approche du quotidien : la douceur des maternités de Haustaete et Smits, les rêveries de Stevens.
Un salon est consacré aux oeuvres de femmes peintres : Anna Boch, Juliette Wytsman, Jenny Bernier Hoppe, Jenny Montigny et Marguerite Verboeckhoven.
Les gravures fauvistes de Jehan Frison côtoient les marbres de Guillaume Charlier et les sculptures d' Emile Namur. La tapisserie d'Audenaerde (Diane, déesse de la chasse) sera le point d'orgue de notre exposition.
Fidèle à son option fondamentale qui est de ne pas se cantonner dans le passé mais de s'ouvrir aux courants d'aujourd'hui et de demain, notre musée prolongera son exposition en faisant découvrir des oeuvres contemporaines :
les sculptures de Paule Walthéry,
les photos de Dominique Massant,
les bijoux de Thierry Bontridder, Dany Poupaert, Claire Lavendhomme et Cécile Dalcq,
et, pour les bibliophiles, une exposition de livres rares et d'ouvrages écrits par des femmes du 18e siècle à nos jours; des reliures d'art réalisées par des femmes.
Quelques oeuvres d'une telle diversité peuvent-elles donner le sentiment de l'infini? Tel est notre pari.
Rops - Munch : Man and Woman
Rops & Munch : Précurseurs, rebelles et solitaires.
Du 22 avril au 22 juin se déroulera au Musée Charlier l'exposition
" Rops - Munch : Man and Woman ".
La femme et, en conséquence, la relation entre l'homme et la femme,
jouent un rôle de premier plan dans leurs ouvres. Dans leurs images
tout à fait originales, ils ont réussi à captiver et à surpasser
l'esprit du siècle. Chacun pourra découvrir leur vision à travers
une centaine de lithographies, gravures, pointes sèches, héliogravures
et aquatintes.
Félicien Rops (1833-1898), l'anticonformiste et l'illustrateur
le plus renommé de son époque a créé un univers symboliste basé
sur une caricature fine et incisive et nourri par une inspiration
réaliste. Ses créatures féminines ne sont pas des femmes de chair
et de sang mais elles sont, par leur sexualité, la personnification
voluptueuse ou monstrueuse du diable, ou du moins son complice.
Rops nous montre l'existence menaçante de la femme, ou l'angoisse
du bourgeois de perdre sa supériorité sociale.
(Comme peintre également, il cherche l'innovation. Le public aura
l'occasion de découvrir cet aspect peu connu et méconnu de son ouvre
au premier étage du musée.)
Trente ans après Rops, le Norvégien Edvard Munch (1863-1944)
illustrera Les fleurs du mal. Il fréquentait Strindberg et
n'a pas pu résister à l'appel de Paris et de Berlin. Né avec un
talent extraordinaire mais traumatisé par la mort de sa mère et
de sa sour, son style naturaliste se caractérise par des simplifications
très expressives. Les lignes fortes et les contours fluides l'ont
amené à s'exprimer par la technique de la gravure sur bois. Son
oeuvre est de nature existentialiste et nous montre l'individu moderne
en conflit avec son existence, angoissé et incapable de communiquer
profondément. La femme aussi lui faisait peur mais elle n' est ni
soumise ni inférieure.
Innovateurs, Rops et Munch à travers leurs thèmes récurrents ont
exploré de nouveaux horizons, d'un côté la dénonciation de l'hypocrisie
des mours de la société bourgeoise, d'un autre l'expression d' un
sentiment de profonde solitude.
Nathalie JACOBS,
Adjointe Scientifique.
[
Intérieur campinois ]
huile sur toile,
collection privée.
[ Mater Amabilis ]
aquarelle, gouache, sur fond doré, collection privée.
[ L’escalier ]
fusain, collection privée.
[ Le ciel pleure sur les ruines ]
M.R.B.A.,
Anvers
Jakob SMITS (1855-1928)
"L’étude du mystère, de la lumière
n’est guère épuisée chaque jour m’apporte
des nouvelles surprises ..."
Jakob Smits.
Du 5 octobre au 18 décembre 2005 le Musée Charlier
rend hommage à l’une des figures les plus importantes
de la peinture belge, Jakob SMITS (1855-1928).
La rétrospective rassemble quelque deux cents oeuvres marquantes
du maître : peintures à l’huile mais aussi gravures,
aquarelles, dessins, dont certains sont exposés pour la première
fois. Ces oeuvres retracent la trajectoire picturale de l'artiste
dans la chronologie de son évolution, permettant ainsi d'apprécier
la nouveauté du propos.
Personnalité hors de commun, Jakob Smits a su créer
une œuvre d’une originalité surprenante. Contemporain
de Monet, de Cézanne, de Gauguin, il dépassa l’éphémère
de l’impressionnisme, l’introspection du symbolisme
pour exprimer comme nul autre l’essence de la lumière.
Une lumière dont la présence inonde les êtres
et les objets et donne un sens profond à la nature. A ce
titre il peut être considéré comme héritier
de Rembrandt, son maître de prédilection. En même
temps, par ses recherches visant de l’expressivité
de la matière, il annonce Constant Permeke.
En 1888, Smits acquiert une modeste maison dans le petit hameau
de Mol-Achterbos. Son second mariage avec Malvina De Deyn lui procure
un bonheur qui compense l’extrême pauvreté dans
laquelle vit le ménage. Bonheur éphémère,
car Malvina meurt quelques années plus tard, minée
par la maladie et les privations.
Ses sujets de prédilection : la vie quotidienne, les maternités,
les portraits de femmes et d’hommes, des scènes bibliques
… les protagonistes de cet univers familier sont ses enfants
- Raymond (Body), Marguerite, Madeleine, Jakob (Kobe), Alice, sa
femme Malvina De Deyn, ses amis ouvriers - . Smits a fixé
leurs traits dans une série d’oeuvres, saisissantes
de réalité et de tendresse. Les portraits de Malvina
que le peintre a réalisés à Mol comptent non
seulement parmi les chefs-d’œuvre de l’artiste
mais aussi parmi ceux de l’école belge de la fin du
XIXème siècle.
En 1901 il obtient la nationalité belge. Il épouse
en troisièmes noces une jeune anversoise, Josine Van Cauteren,
qui demeura sa compagne pour les vingt-cinq dernières années
de sa vie. Il participe à de nombreuses expositions en Belgique
et à l’étranger à la suite desquelles
il fut salué par de nombreux critiques d’art de l’époque
comme l’un des plus grands maîtres de l’école
de peinture belge. Voué corps et âme à sa vocation,
soutenu par sa jeune épouse, Smits réalise une œuvre
abondante qui aborde : aquarelles, huiles, dessins et gravures.
Plus tard, pour mieux exprimer son élan de mysticisme et
l’humble réalité des villages campinois, il
adopte des tons purs, posés en une matière épaisse,
rugueuse aux aspérités irrégulières
comme une écorce qui capte la clarté. (Intérieur
au berceau, Maternité, Moulin en Campine, La récolte
des pommes de terre, Le ciel pleure sur les ruines …)
Ces œuvres nous livrent en effet un regard unique et pénétrant
tant sur le pays que sur ses habitants. C’est précisément
cette chaude humanité teintée de délicatesse
et cette émouvante réalité qui séduisent
d’emblée le spectateur.
Il faut louer la qualité du regard et de l’attention
que de telles œuvres impliquent : celle d’être
l’expression vraie d’une nécessité intérieure
fondamentale.
[
L'enfant au cerceau]
Pantazis Périclès
Collection Musée Charlier
[
Nu à la draperie blanche ]
Lemmen Georges
Collection Musée Charlier
Donations : Blanche Thibaut & Jean de Heinzelin et des ouvres
inconnues du Musée Charlier
Une collection peut être un chef-d'oeuvre en elle-même.
Celle d'Yvan Thibaut comme celle de Jean de Heinzelin ont été
constituées tout au long d'une vie, avec passion et enthousiasme.
Le premier se consacra aux grands maîtres de l'art belge de la
fin du XIXème siècle, le second aux grands et petits maîtres de
l'art belge et français des XIXème et XXème siècles.
Ainsi, dans la collection de Heinzelin, qui comporte quatre
cents ouvres, nous trouvons notamment des Edouard Agneessens,
Anna Boch, Hippolyte Boulenger, Jean Delville, Fernand Khnopff,
Constantin Meunier et Georges Seurat ; mais aussi une série d'oeuvres
de petits maîtres ... et de maîtres anonymes dont l'attribution
constituera certainement le plus vif intérêt. Sa plus grande passion
fut, sans aucun doute, le peintre bruxellois Louis Crépin.
Dix ouvres ! Dont la beauté égale celle des plus grands maîtres
du paysage belge. Et c'est précisément ces ouvres exceptionnelles
que Jean de Heinzelin a décidé d'offrir au Musée Charlier ...
Yvan Thibaut, pour sa part - aidé par Blanche Vigne, son épouse,
passionnés d'art belge, et conseillés par Georges Giroux - jetèrent
leur dévolu essentiellement sur les artistes belges. Par ailleurs,
ils fréquentèrent le milieu artistique bruxellois, nouèrent des
relations avec plusieurs artistes et notamment avec Jakob Smits
et Eugène Laermans. Rien de plus naturel donc, que leur collection
comprenne des chef-d'ouvres de ces deux peintres. Félicien
Rops, Isidore Verheyden, Périclès Pantazis, Georges Van Zevenberghen,
Gaston Haustrate, Georges Lemmen furent également leurs artistes
de prédilection.
A la mort d'Yvan Thibaut, son épouse hérite de sa collection.
Elle en assura la conservation et n'a plus jamais voulu se séparer
d'une seule ouvre. Deux ans avant de mourir, gravement malade,
dans une dernière tentative d'honorer l'homme de sa vie, elle
lègue les meilleures ouvres de la collection au musée Charlier.
Ce legs est un des plus riches que le musée ait reçu depuis sa
fondation... A vous aujourd'hui de découvrir des tableaux inconnus
d'artistes connus que vous aimez. (ex. Rops...)
GUILLAUME VAN STRYDONCK
Les voyages du peintre impressionniste
(1861 - 1937)
Guillaume Van Strydonck est l'un des plus surprenants artistes
belges de la fin du XIX ième siècle. Bien qu'il ait constitué
avec Van Rysselberghe et Charlet la pierre angulaire du groupe
des XX, l'homme est resté discret et modeste. L'artiste, en revanche,
est intransigeant et audacieux. Son uvre témoigne d'une
grande originalité mais aussi d'une profonde compréhension des
mouvements artistiques les plus novateurs de son époque tels que
l'impressionnisme et le symbolisme. Il fut le premier artiste
belge à visiter la Floride, en 1886, et à sillonner les Indes,
de 1891 à 1896.
A la lumière de recherches et de découvertes scientifiques récentes,
cette exposition entend situer Van Strydonck dans le contexte
de la peinture orientaliste de la fin du XIX ième siècle et révéler
la modernité du peintre. En s'appuyant sur une série des meilleures
uvres de la période " américaine et indienne ", elle donne
à voir des oeuvres connues, telles que Nouvelles d'Europe, Floride,
Danse devant le Temple de Madura, et des uvres moins connues
ou inédites telles que L'étang sacré, Une rue à Mysore, Sous-bois
à Chatrapur... A travers leurs couleurs riches et onctueuses,
s'épanouit la sensualité fraîchement découverte d'un monde à la
fois étrange et merveilleux...
[Mer
du Nord ] Collection
privée
GUILLAUME VOGELS
(1836 - 1896)
Figure majeure de l'école belge de peinture du XIXe
siècle, Guillaume Vogels n'a pas encore été reconnu à sa juste valeur.
Dans la plénitude de son talent, Guillaume Vogels
se révèle le chantre du climat nordique, des ciels plombés, de la
lumière mouvante. Dans ses paysages, ses vues de ville, ses marines,
la richesse de sa palette de gris colorés, la vigueur de la touche,
la spontanéité ferme des empâtements dégagent une émotion première
qui déplace les frontières du sujet et en accentue l'expressivité.
Son oeuvre tranche sur le naturalisme descriptif de l'époque par
une étonnante nouveauté.
Après une brève formation, de peintre-décorateur à
l'Académie des beaux-arts de Bruxelles (1850-1853) et dans l'atelier
de peinture des frères Bellis, il est attiré par la peinture de
plein air. Il peint sur le motif à Ostende et à Bruxelles. En 1879,
il se lie d'amitié avec James Ensor et Jan Toorop avec lesquels
il se rend à plusieurs reprises aux Pays-Bas, visitant le musée
Frans Hals. Dès 1884, il participe aux expositions du groupe des
XX en compagnie de Cézanne, Monet, Renoir, Gauguin et Van Gogh.
La rétrospective rassemble quelques deux-cents oeuvres
marquantes de Vogels: peintures à l'huile mais aussi gravures, aquarelles,
dessins, dont certains exposés pour la première fois. Ces oeuvres
retracent la trajectoire picturale de l'artiste bruxellois dans
la chronologie de son évolution, permettant ainsi d'apprécier la
nouveauté du propos. Le catalogue publié par les éditions Pandora
est une monographie abondamment illustrée, suivie du catalogue raisonné
de l'artiste.